lundi 6 février 2012

Présentation Bande à Beber


RAB accueille cette semaine La Bande à Beber, présentation :

Fidèle a ses influences qu'il situe lui-même à la fin des années 60, Pénible est un être qui sait vivre. Il aime la variété (la vraie, celle qui fait la part belle a des artistes comme Sylvie Vartan ou le méconnu Angelo Branduardi). Cependant son bon goût reste incompris dans sa Belgique natale et c'est malheureux de ne trouver personne avec qui partager sa passion, qu'il s'ennuie au quotidien. Cependant, le jour de ses 20 ans, il lit dans la presse locale qu'en France, dans le minervois, on recherche le futur animateur de l'élection des miss. Même s'il voit là la chance de pouvoir s'extraire a ce morne pays où il reste incompris, il ne peut se résoudre à partir sans panache et sans affirmer à tous qu'il part pour une bonne raison.


Il s'en va donc comme a son habitude dans le restaurant le plus proche (où il mange deux cotes à l'os à lui seul tous les samedis soirs). Ce soir-là, il décide d'en commander trois et de tout manger jusqu'à s'en rendre malade. Le médecin qui l'accueille en urgence trois heures après à l’hôpital local, lui conseille alors de se mettre au vert. Pénible à son prétexte pour partir dignement et en évitant les railleries de ses voisins.

Il décide alors de prendre des réservations pour un aller simple dans le sud-ouest de la France et prend l'avion dès le lendemain matin. Pour l'occasion il avait revêtu ses plus beaux atours (son pantalon en velours gris et son pull en lycra jaune). Arrivé à bon port, il fit la connaissance d'un autochtone d'une façon toute à fait triviale. Alors qu'il attendait sa valise près du tapis roulant, il vit un homme étendu entre les valises qui semblait s'être coincé le doigt dans le mécanisme et qui malgré lui se trouvait entraîné dans le parcours mécanique des bagages. Pénible, n'écoutant que son courage remonta ses chaussettes par dessus le bas de son pantalon en velours (pour ne pas l’abîmer) et agrippa le malheureux par derrière. En tirant violemment le pauvre homme en arrière, celui-ci échappa bien a son guépier, mais glissa sur un papier et se cogna la tête sur le rebord en acier du mécanisme. Penible l'aida a se relever. La Molle, c'est ainsi que se nommait le pauvre homme aux abois, serait son éternel débiteur.

C'est ainsi que Pénible fut accueilli chez la Molle le temps qu'il trouve un logement. Le doigt abîmé s'en trouva magnifié au fur et à mesure de sa convalescence, puisque plus le temps passait, plus il récupérait une mobilité incroyable (au-delà même de ce qu'il avait connu jusque-là). Même si Pénible trouva des usages érotiques a ses capacités motrices exceptionnelles, la Molle lui préféra mettre sa nouvelle dextérité au service de sa passion. En effet , DJ depuis sa plus tendre enfance, il est a la tête d'une collection de disques dans laquelle Pénible trouva rapidement matière à de nouvelles découvertes et la Molle commence a enflammer les « Dance Floor ».

Un jour qu'ils avaient décidés d'aller retirer un dossier d'inscription pour que Pénible se porte candidat à l'animation de l'élection des miss, ils décidèrent de partir en vélo. Ils parcoururent plusieurs routes départementales avant de tomber né à né avec un être surprenant. Celui-ci était habillé tel un prof de maths et arborait un sourire si éclatant, derrière sa barbe bien taillée, que l'on l'imaginait doté d'une hygiène bucco-dentaire irréprochable.

Interpellés par cette étrange rencontre, les deux complices s’arrêtèrent sur le bas coté de la route (après avoir largement dépassé l'individu, on ne sait jamais) et manquèrent même de se faire écraser par un bus (dont une planche à voile dépassait par une fenêtre). Heureusement, l'inconnu stoppa net le bus juste avant qu'il les percute.

C'était un être venu de l’au-delà, nommé Van Alien, qui avait le pouvoir de contrôler les objets et avait ainsi pu (avec sa seule force mentale) stopper le véhicule (uniquement en agitant sa brosse à dents) avant que le pire n'arrive.

Les deux amis, subjugués par tant de pouvoir, décidèrent de renoncer à leur périple pour emmener l'individu chez la Molle et fêter dignement leur rencontre (d'autant plus que Pénible avait faim). C'était en 1987, leurs voisins racontent aujourd'hui encore, qu'ils ne se sont jamais quitté depuis, qu'ils prennent toujours toute la place dans le récup'verre, mais qu'ils ne sont pas méchants. Ca tombe bien, puisqu'ils débarquent sur Rien a Branler.

Leur devise : Tout dans le rouge (pour le son et pour le vin).

Nom de code : La Bande à Beber.

Vous pourrez entendre La Bande à Beber cette semaine lors de l’émission #175.

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